Surmonter le syndrome de l'imposteur

Surmonter le syndrome de l’imposteur

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Commençons par poser le diagnostic: souffrez-vous du syndrome de l’imposteur ?

 

Craignez-vous qu’un jour le monde se rende compte que vous ne méritez pas cette promotion ou ce nouveau poste ? Lorsqu’on vous félicite pour un projet ou une réussite, êtes-vous convaincu que tôt ou tard « ils » verront que vous n’avez pas de talent particulier ? Quand tout vous réussit, une petite voix vous susurre-t-elle à l’oreille qu’un jour vous serez démasqué ? Redoutez-vous la désapprobation ? Vous démontez-vous à la première remarque négative (aussi constructive et bienveillante soit-elle) ? Êtes-vous secrètement convaincu que tout ce que vous avez accompli n’était qu’un coup de chance ?

Si vous avez hoché de la tête à chaque ligne, le diagnostic est confirmé : vous souffrez du syndrome de l’imposteur.

Et oui, ce doute qui vous gagne dès que vous entreprenez quelque chose a un nom. C’est d’ailleurs un phénomène très répandu. Et ce, quelle que soit votre situation — artiste, cuisinier, mère au foyer, secrétaire, ou PDG. (Presque) Tout le monde – à part les pervers narcissiques – connait des moments de doute. On estime en effet 70% de la population y a déjà été confrontée. Il est probable que votre gestionnaire d’équipe si fanfaron lui aussi bombe le torse devant le miroir de sa salle de bains certains matins pour se donner du courage.

Après avoir reçu un Oscar, Jodie Foster était persuadée que « c’était un coup de chance. Qu’un jour, ils s’en rendraient compte et viendraient le [lui] reprendre ».

Le syndrome s’amplifierait même avec le succès. Plus on est reconnu, plus on a l’impression d’avoir dit un vilain mensonge.

Perfectionnisme

 

Une réaction typique si vous souffrez du syndrome de l’imposteur est d’avoir tellement peur de ne pas vous montrer à la hauteur que vous travaillez d’arrache-pied sans jamais avoir l’impression d’en avoir fait assez.

Ça vous rappelle quelque chose ?

De plus, vous ne vous accordez pas le droit à l’erreur. Il faut tout réussir du premier coup. N’est-ce pas ?

N’auriez-vous pas simplement placé la barre trop haut ?

Dans la vie, le but n’est pas d’être le meilleur, mais de faire de son mieux.

Et faire de son mieux ne signifie pas travailler (ou s’entrainer ou cuisiner) jusqu’à l’épuisement. Décidez d’être indulgent envers vous-même, pour une fois. Laissez-vous une chance. Soyez votre ami, plutôt que votre plus grand critique.

Autosabotage

 

Une autre tendance particulière est l’autosabotage. Vous procrastinez jusqu’à la dernière minute parce qu’au fond vous ne vous sentez pas prêt à affronter un nouveau projet, par exemple. Ou vous restez comme paralysé, incapable de poursuivre le travail tellement la tâche vous parait insurmontable. Ou encore, vous n’osez pas poser votre candidature au poste de vos rêves parce que vous êtes persuadé – à tort – de ne pas posséder les compétences requises.

Tout le monde peut le faire

 

Enfin, vous avez tendance à minimaliser vos réussites. Vous êtes convaincu de de rien faire de spécial et que n’importe qui d’autre le ferait tout aussi bien.

Pourtant, ce que vous avez accompli n’est pas de la chance et tout le monde n’est pas capable de faire ce que vous faites (que ce soit réparer une moto ou un réacteur nucléaire ou gérer des clients agressifs en restant calme et efficace). Ce n’est pas parce qu’une faculté est innée chez vous qu’elle l’est chez les autres. Vous avez des qualités précieuses qui vous sont propres.

Comment surmonter le syndrome de l’imposteur

 

Une fois conscient de ce comportement et des réactions qu’il entraine, encore faut-il parvenir à le surmonter.

Tout d’abord, acceptez les compliments. Si votre supérieur vous félicite, dites-vous qu’il sait de quoi il parle. Il n’a pas intérêt à vous flatter pour « se montrer gentil ». Il vous le dit parce que c’est vrai. Les compliments que vous recevez sont tout aussi valables que les remarques négatives que vous prenez toujours pour argent comptant.

Il est également indispensable de vous rendre compte de votre valeur, de vos talents, de vos aptitudes. Si vous croyez en vos capacités, vous accepterez l’idée que les autres en fassent autant. Dressez-en la liste, si cela peut vous aider.

Pour parvenir à prendre confiance, continuez à apprendre. Vous pourrez ainsi vous baser sur ces nouvelles connaissances pour vous sentir de plus en plus légitime dans votre rôle.

Il y a de grandes chances que vous ne vous débarrassiez jamais complètement de vos doutes, mais vous pouvez les accepter.

Comment faire du syndrome de l’imposteur un allié

 

De plus, plutôt qu’un handicap, le syndrome de l’imposteur peut se transformer en atout, car il vous aide à vous poser les bonnes questions au bon moment. Si vous décrochez un nouveau poste et que vous ne vous sentez pas (encore) à votre place, si vous avez l’impression d’avoir été recruté par le plus grand des hasards, cela peut vous êtes bénéfique. Grâce à vos doutes, vous conserverez votre « esprit de débutant » et vous serez plus ouvert, plus flexible et apprendrez plus facilement.

Enfin, n’hésitez pas à en parler autour de vous. Vous dédramatiserez et aiderez sans doute quelqu’un d’autre à comprendre ce qui lui arrive !

La prochaine fois que vous vous sentez paralysé par la peur de décevoir, pensez à ce que dit si justement Emilie Wapnick, « Vous ne faites pas semblant d’être ce que vous n’êtes pas. Vous apprenez. Vous êtes curieux. Vous vous intéressez. Vous êtes passionné ».

 

 

 

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