Ecrire à la main - le secret de la réussite

Écrire à la main — le secret de la réussite ?

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Pourquoi il FAUT écrire à la main.

Si vous vous souvenez, la semaine dernière, je vous parlais de Ryder Caroll, le concepteur de produits numériques qui a inventé le concept de bullet journal et s’en sert pour organiser son quotidien et noter en un seul endroit les idées qui lui passent par la tête à longueur de journée.

Il a choisi ce format pour sa grande flexibilité et son accès immédiat. Il ne savait pas que son système cachait un autre avantage : il facilite le processus de mémorisation et d’analyse.

Écrire à la main ou dactylographier?

 

Il a en effet été prouvé que prendre des notes manuscrites, en classe notamment, augmentait la capacité à comprendre les concepts et les idées.

Si vous entrouvriez discrètement la porte d’un auditorium universitaire, vous entendriez le cliquetis de centaines de doigts tapotant sur des claviers. La plupart des étudiants aujourd’hui prennent note en cours sur leur ordinateur portable. Pour peu qu’ils aient appris à dactylographier à dix doigts, ils prennent sans doute des notes bien plus complètes avec un clavier qu’avec un stylo. Ils ont peut-être même le temps de retranscrire mot à mot le discours du professeur. Fini les sigles secrets, les abréviations aléatoires, les ratures et les schémas approximatifs. Ils prennent en photo les schémas et notent fidèlement les explications en temps réel.

On pourrait s’attendre qu’avec une telle qualité de prise de notes ces étudiants comprennent mieux que leurs aïeux le contenu de leurs cours. Logique, n’est-ce pas ?

Il n’en est rien.

Pour une meilleure compréhension

 

Une expérience a démontré que, si les étudiants dactylographiant leurs notes pouvaient répéter les informations entendues pendant le cours une demi-heure après celui-ci, ils sont moins susceptibles d’en avoir compris les concepts que leurs camarades accros au stylo et au surligneur.

En effet, quand ils dactylographient verbatim les paroles du professeur, leur cerveau se met en mode « dictée ». Remémorez-vous vos dictées d’antan. Étiez-vous capable de comprendre la logique de l’histoire que l’instituteur venait de vous conter ? Et pourtant, celui-ci répétait chaque morceau de phrase plusieurs fois pour vous laisser le temps de tout noter (à la main, de surcroît).

Imaginez donc à quel point votre esprit se vide quand l’histoire n’est contée qu’une fois et que vous n’avez pas l’occasion de vous relire avant la fin du cours. Les étudiants ne font que retranscrire ce qui est dit, sans chercher à en comprendre le sens. En quelque sorte, leur capacité d’analyse est désactivée au profit de la prise de note intégrale.

Au contraire, les étudiants prenant note à la main doivent réfléchir, reformuler, résumer ce qui vient d’être dit. Ils fournissent donc un effort de réflexion et d’analyse qui leur assure non seulement une bonne mémorisation, mais également une compréhension plus fine des idées entendues. Toutes ces flèches, tous ces mots soulignés trois fois sont le fruit d’un effort cognitif.

Ecrire à la main - le secret de la réussite

Comme le disait un de mes professeurs : « les meilleures notes sont celles que l’on ne prend pas ». Il entendait par là qu’il valait mieux arrêter de noter pour comprendre une idée complexe, plutôt que de noter « bêtement » ce qui venait d’être dit et d’être incapable de la reformuler par la suite.

Pensez-y avant de sortir votre ordinateur portable en réunion.

Ce qui m’amène à un phénomène similaire dans l’entreprise…

Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours

 

Un nouveau système de prise de notes plus dynamique voit le jour dans les conférences. Les sketchnotes (littéralement « notes dessinées ») permettent de retranscrire des idées et des processus dans des illustrations plus instructives et expressives que des procès-verbaux classiques.

L’initiateur de ce système, Mike Rohde, affirme qu’il n’est pas nécessaire d’être un bon dessinateur pour s’essayer à cet exercice. Avec un peu d’entraînement, nous sommes tous capables de prendre des sketchnotes. Il suffit de pouvoir dessiner des formes de base comme des cadres, des flèches et quelques symboles.

Voici les ingrédients :

C’est du gâteau, non ?

 J’ai donc maintenant une excuse parfaite pour dessiner des bonshommes à cravate rose pendant les réunions…

Comme vous l’aurez compris, le principe est similaire à celui de la prise de notes manuscrites. On ne note pas tout. On commence par analyser les informations, on les résume et les réorganise. Ici encore, pour prendre des notes qui transmettent la logique du message, il faut bien comprendre ce qu’on nous dit.

Qui pourra ainsi poser les questions les plus pertinentes en fin de séance ? Vous, pardi !

Mike Rohde suggère également de prendre une photo de sa page de notes et de l’envoyer aux autres participants. Être un chouette collègue, c’est ça aussi !

Il ne vous reste plus qu’à sortir vos plus jolis feutres en réunion…

PS Voici ici une jolie démonstration en français:

 

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